Valeur nette – juin 2017 – 239 904$ (+8.70%)

Un peu de retard dans ma mise à jour. Croyez-moi, j’ai été pris par plusieurs projets personnels ces derniers temps, la fin de l’année scolaire, et… mon travail que je trouve passionnant ! Oui, il est possible d’économiser, de bien gagner sa vie, et même d’aimer son travail.

Le taux d’intérêt sur ma marge de crédit hypothécaire est maintenant de 5.99%. Ce qui est horrible. J’ai donc décidé d’envoyer pas mal de cash dessus pour réduire les intérêts. Cela donne alors un rendement assuré de ~4%. J’ai fait plus de 8000$ de paiement sur cette marge au dernier mois.

Pour les prochains mois, je vais équilibrer les paiements entre la marge et les investissements taxables.

Voyons voir où nous en sommes :

Actifs: 969 651$ (+1.07%)

  • Cash: 10 084$ (-26%)
  • Propriété: 850 625$ (+1.20%)
  • Investissement — 401(k) : 39 744$ (+6.11%)
  • Investissement — Courtage: 35 331$ (+1.00%)
  • Investissement — Roth IRA:
    • Personnel: 11184$ (+0.47%)
    • Conjointe: 11081$ (+0.74%)

Note:

  • Pour la maison, j’utilise les sites zillow.com et www.redfin.com et j’en fais la moyenne. Cela me donne un résultat approximatif.
  • Pour le cash, je prends l’ensemble de mes comptes chèques et épargnes et je déduis mes dettes de cartes de crédit.

Passifs: 744 545$ (-0.29%)

  • Prêt auto: 7648$ (-2.05%)
  • Hypothèque: 722 099 $ (-1.20%)

Le ratio dette/actif est de 75.26% (-1.74%)

  • C’est un de mes chiffres préférés. J’aime le voir descendre et voir mon exposition aux dettes diminuer.

Total valeur nette: 239 904$ (+8.70%) USD

Convertie en CAD: 323 834$

Au niveau des dépenses, elles sont stables. J’ai ouvert une nouvelle carte de crédit « Chase Sapphire Preferred ». Elle donne un bonus de 50 000 points après 3 mois à condition d’y mettre 4000$ de dépenses. Ceci vaut 625$ une fois converti. Elle a un frais annuel de 95$, mais il est de 0$ la première année. J’en profite donc pour mettre à l’avant mes dépenses de voyages et de vacances de cet été sur cette carte. De plus, elle donne double points pour les voyage. Finalement, il est possible de convertir mes points de mes autres cartes Chase (qui valent entre 1-5%) en « Chase Ultimate Rewards » et ainsi obtenir encore plus de points. Bref, cela me semble un excellent deal pour les gens qui n’abusent pas du crédit.

J’ai validé ma cote de crédit avec www.creditkarma.com, elle n’a descendu de quelques points suite à l’ouverture de la carte, mais c’est vite remonté par la suite, donc aucune inquiétude pour le futur.

Mon taux d’épargne pour le mois de mai est de 51.41%. Mes dépenses sont au plus bas avec 6258$. Les plus grosses dépenses sont :

  • Hypothèque (intérêts) : 2819$
  • Nourriture : 1306$ – On est passé au Costco !
  • Automobile et transport : 874$ – J’ai fait faire plusieurs maintenances sur notre voiture.
  • Restaurants : 278$
  • Utilities : 227$

Il devient évident qu’en vivant dans un endroit moins dispendieux, je pourrais drastiquement couper les intérêts de l’hypothèque et le prix de la nourriture.

Si je fais une projection linéaire de la valeur nette, j’obtiens :

  • Une augmentation de la valeur nette de 70 640$ en 157 jours. (en date du 6 juin 2017)
  • Soit 449$/jour.
  • Pour obtenir 1 million canadien, il faut : 743 356 USD.
  • Donc il manque 503 452$
  • Soit 1122 jours à raison de 449$/jour.
  • Soit 3.07 années.
  • Ce qui mène exactement au 2 juillet 2020. Voilà. C’est décidé. Je peux envoyer mon préavis de 3 ans à mon employeur. 🙂

Bien sûr, le vrai calcul est plus compliqué. Les rendements à la bourse sont composés et soumis à de grande variation. La valeur de la maison peut basculer dans plusieurs directions, et mon salaire et bonus devraient augmenter au fil du temps. Néanmoins, cela donne quand même une valeur au pif-o-mètre.

 

Retirer son REER, avec un minimum d’impôt

Retirer son REER, avec un minimum d’impôt. C’est possible, lorsque l’on n’est plus résident aux fins de l’impôt du Canada.

Voici comment la magie s’opère :

  1. Vous cotiser à votre REER alors que vous habitiez au Canada/Québec.

Ce faisant, vous évitez de payer de l’impôt de 15%, 20.5%, 26%, 29% et même 33% pour le Canada.

Vous évitez de payer de l’impôt au Québec de l’ordre de 16%, 20%, 24%, 25.75%.

L’idée du REER, est de payer l’impôt plus tard, au moment du retrait. La stratégie est d’espérer payer moins d’impôt qu’au départ. Vous profitez aussi de la croissance non imposable.

Combiné, votre épargne d’impôt initial va donc de 31% à 58.75%.

  1. Vous retirez votre REER aux États-Unis ou dans un autre pays que le Canada. Le Canada vous charge seulement 25% d’impôt sur le montant.

Le Canada impose 25% aux non-résidents, peu importe le montant retiré. Qu’il soit de 1$ ou de 1 million.

Votre économie : de 6% à 33.75% de réduction de votre taux d’impôt original.

Revenu Imposable Taux original Taux réduit Différence
0 à 42 390$ 31% 25% 6%
42 390$ à 45916$ 35% 25% 10%
45 916$ à 84 780$ 40.5% 25% 15.5%
84780$ à 91 831$ 44.5% 25% 19.5%
91 831$ à 103 150$ 50% 25% 25%
103 150$ à 142 353$ 51.75% 25% 26.75%
142 353$ à 202 800$ 54.75% 25% 29.25%
202800$ et plus 58.75% 25% 33.75%

J’ai obtenu ces paliers à partir des taux d’impôts de l’Agence du Revenu et de Revenu Québec.

Ça, c’est la méthode facile. Il y a moyen de faire mieux.

  1. Vous convertissez votre REER en FEER. Vous retirez 10% de la valeur de votre FEER à chaque année. Le Canada vous charge alors seulement 15% d’impôt sur les retraits.

Le Canada limite l’imposition d’un FEER pour les non-résidents à 15%, en autant que vous ne retirez au maximum 10% de la somme.

Votre économie : de 16% à 43.75% de réduction de votre impôt original !

Revenu Imposable Taux Original Taux réduit Différence
0 à 42 390$ 31% 15% 16%
42 390$ à 45916$ 35% 15% 20%
45 916$ à 84 780$ 40.5% 15% 25.5%
84780$ à 91 831$ 44.5% 15% 29.5%
91 831$ à 103 150$ 50% 15% 35%
103 150$ à 142 353$ 51.75% 15% 36.75%
142 353$ à 202 800$ 54.75% 15% 39.25%
202800$ et plus 58.75% 15% 43.75%

Mais ce n’est pas tout.

L’IRS (Internal Revenu Service), l’équivalent de Revenu Canada, veut sa part également. Donc, bye bye les économies ? Pas vraiment !

Du point de vue de l’IRS, le REER est un compte d’épargne. Les gains seront donc taxés comme de l’intérêt… sauf que les gains peuvent être reportés jusqu’au temps du retrait. Lorsqu’on parle de gain, on parle alors du gain par rapport « cost-basis » du REER et non de la valeur du REER elle-même. Pour l’IRS, le gain correspond à la différence de valeur de notre REER au moment du retrait par rapport à la valeur de votre REER au moment que vous êtes devenu résident fiscal américain.

Un exemple permet de mieux comprendre. Si votre REER vaut 1000$ au moment de traverser la frontière, et que vous le retirer aux États-Unis alors qu’il vaut encore 1000$, voici ce qui se passera :

  • Le Canada vous prend 25%, soit 250$.
  • L’IRS vous taxe sur le gain. Le gain est de 1000$ – 1000$ = 0$. Aucun impôt à payer.

Jusqu’à présent, aucun changement.

Mais vous avez aussi droit à des « Foreign Tax Credits », c’est-à-dire que le 250$ d’impôt du Canada peut s’appliquer sur les « Foreign Income » de l’IRS. Ces crédits ne sont applicables que sur l’impôt que l’IRS vous impose sur les revenus étrangers. Si vous n’avez pas de revenu étranger, vous ne pouvez pas utiliser vos crédits. Vous pouvez par contre les utilisez pour une année des 10 années futures. Cela est utile si vous avez des investissements au Canada ou si vous continuer à recevoir un salaire à partir du Canada.

Par contre, l’IRS vous offre aussi le choix d’utiliser une déduction plutôt que le crédit. Ce qui ne semble pas avantageux… sauf que vous pouvez appliquer cette déduction sur vos revenus américains !

Les taux aux États-Unis sont de 10%, 15%, 25%, 28%, 33%, 35%, 39.6%.

Admettons que vous êtes dans la fourchette du 28%.

Vous pouvez convertir vos taxes canadiennes de 250$ en déduction américaines de 250$ sur votre revenu américain, ce qui vous donnera alors 70$ (équivalent USD) de retour d’impôt par l’IRS. Au total, vous obtenez donc un additionnel retour d’impôt de 28% * 25% = 7%.

Donc reprenons avec un exemple.

Disons quelqu’un qui gagne 100 000$ au Canada pendant 10 ans et qui contribue à raison de 10 000$ par année dans son REER. Ignorons les gains et regardons seulement ce qui se passe avec l’impôt.

  • Chaque 10000$ de REER lui permet de sauver 26%, soit 2600$ au Canada.
  • Chaque 10000$ de REER lui permet de sauver 24%, soit 2400$ au Québec.

Il s’en va aux États-Unis et converti son REER en FEER. Il gagne un salaire aux États-Unis équivalent à 100 000 canadien.

Pendant 10 ans, il retire son REER aux États-Unis, à raison de 10000$ par année. Il est alors imposé à 15%. Il se sert de ce 15% pour réclamer une déduction de 28% * 15% = 4.2% sur ces impôts américains.

Donc, sur ces 100 000$, il aura alors payé seulement 15%-4.2% = 10.8% d’impôt. Soit, 15% au Canada, 0% au Québec et -4.2% à l’IRS. Son taux d’imposition marginal sur ce 100 000$ est donc de 10.8%.

Au total, il aura donc sauvé 50000$ d’impôt au Canada/Québec et n’aura payé que 10800$. Une économie de 39200$!

Cela n’est même pas un stratagème compliqué. Aucune création d’entité externe, de trucs à la Double Sandwich Irlandais avec sauce aux Bahamas. Simplement un citoyen qui décide d’aller travailler dans un autre pays qui n’est même pas un paradis fiscal.

Le taux est de 15% pour le FERR et 25% pour le REER, peu importe le montant. Bien sûr, dans un cas normal, le FERR prendra de la valeur, et il faudra alors déclarer ces gains à l’IRS, mais ils seront en général très petits, et les crédits d’impôts sont toujours utilisables. Dans le pire des cas, l’impôt à payer sera donc au maximum de 15%. En général, le taux aux États-Unis est plus bas que celui du Canada, et donc l’impôt sera donc limité à 15%.

Voici la table avec la déduction:

Revenu Imposable Taux Original Taux réduit Déduction IRS de 28% Taux final Différence
0 à 42 390$ 31% 15% -4.2% 10.8% 20.2%
42 390$ à 45916$ 35% 15% -4.2% 10.8% 24.2%
45 916$ à 84 780$ 40.5% 15% -4.2% 10.8% 29.7%
84780$ à 91 831$ 44.5% 15% -4.2% 10.8% 33.7%
91 831$ à 103 150$ 50% 15% -4.2% 10.8% 39.2%
103 150$ à 142 353$ 51.75% 15% -4.2% 10.8% 40.95%
142 353$ à 202 800$ 54.75% 15% -4.2% 10.8% 43.45%
202800$ et plus 58.75% 15% -4.2% 10.8% 47.95%

 

Regardez bien la table. Le taux final est plus petit que n’importe lequel des paliers! On parle de 10.8% d’impôt plutôt que du 31 à 58.75% normalement prévu pour un résident Québécois. Et ce taux, il est obtenu même si tu gagnes 100-200K par année!

Dans mon cas, je n’ai pas été brillant et je n’étais pas au courant de ces différentes méthodes. J’ai payé le taux réduit de 25%, et j’ai été incapable d’obtenir le maximum de déduction car j’ai été frappé par l’AMT (Alternate Minimum Tax) aux États-Unis. Si c’était à refaire, je convertirais mon REER en FEER et j’aurais alors profité du super taux de 10.8% en amortissant mes déductions sur plusieurs années.

 

Valeur nette – mai 2017 – 220 696$ (+14.32%)

Une excellente progression en ce début de mai 2017. Voyons voir ce qui s’est passé…

Actifs: 959 405$ (+2.55%)

  • Cash: 13 536.55$ (+11%)
  • Propriété: 840 565$ (+1.40%)
  • Investissement — 401(k) : 37 454$ (+5.68%)
  • Investissement — Courtage: 34 982$ (+0.88%)
  • Investissement — Roth IRA:
  • Personel: 11132$ (+1.18%)
  • Conjointe: 11003$

Et oui, j’ai ouvert un ROTH pour mon épouse. Le ROTH aux États-Unis est l’équivalent du CELI du Canada. Les règles de contributions sont légèrement différentes, mais cela reste un investissement non imposable lors du retrait. La contribution maximale est de 5500$ par année. J’ai donc contribué pour mon épouse un montant de 5500$ pour l’année 2016 et un autre de 5500$ pour l’année 2017.

À noter, contrairement au CELI, si on ne cotise pas pour une année donnée, on perd cette opportunité de contribution pour toujours! Maintenant que je ne suis plus résident fiscal canadien, je me demande si je continue à accumuler une contribution au niveau du CELI. Probablement pas !

Note:

  • Pour la maison, j’utilise les sites zillow.com et www.redfin.com et j’en fais la moyenne. Cela me donne un résultat approximatif.
  • Pour le cash, je prends l’ensemble de mes comptes chèques et épargnes et je déduis mes dettes de cartes de crédit.

Passifs: 744 545$ (-0.29%)

  • Prêt auto: 7808$ (-1.99%)
  • Hypothèque: 730 900 $ (-0.50%)

Le ratio dette/actif est de 77.00% (-2.37%)

  • C’est un de mes chiffres préférés. J’aime le voir descendre et voir mon exposition aux dettes diminuer.

Total valeur nette: 220 697$ (+14.32%) USD

Convertie en CAD: 301 527$

  • Nous venons d’atteindre la valeur arbitraire de 300K en dollar CAD. Cela ne veut pas dire grand-chose puisque les dépenses sont en USD, mais cela reste symbolique. Aussi, une remonté du CAD ferait baisser cette valeur.

Des humbles débuts

Notre famille découvrit les concepts d’indépendance financière sur le tard, en 2015. Pourtant, nous avons commencé à recevoir des revenus qu’à partir de 2001. J’ai donc passé près de 14 ans sans vraiment connaître le sujet ou même savoir que cela existait.

Nous sommes rendus à 300 000$ canadien d’épargne, et pourtant, notre famille a eu un revenu inférieur à la moyenne québécoise pendant la majorité de ces années.

Voici les revenus de notre ménage en comparatif avec la médiane québécoise. Entre parenthèses, le % du revenu vs la médiane des couples avec enfants.

Année Revenu Médiane Québec – 2 personnes ou plus Médiane couple avec enfants
2002 13230 (17.5%) 62300 75800
2003 12226 (15.5%) 61900 79200
2004 11201 (14.5%) 62800 77500
2005 41903 (52%) 64900 81000
2006 48942 (59.5%) 65300 82200
2007 61186 (72.5%) 66400 84600
2008 59872 (72%) 67600 83300
2009 62433 (74%) 68700 84600
2010 62184 (72%) 67800 86100
2011 60707 (66%) 68900 91800
2012 71634 (80.5%) 74500 88800
2013 88150 (98%) 74400 89800
2014 90791 75900* 91600*
Moyenne de toutes les années 52650 (62%)

 

67800 8433

*Les données statistiques de 2014 n’étant pas disponible, j’ai assumé une augmentation conservatrice de 2%.
Source :

Regardez les montants pour chaque année. Nos revenus sont *toujours* en bas de la médiane québécoise. De plus, notre revenu moyen est d’à peine 62% celui de la médiane. C’est donc dire qu’il y a plus que la moitié des ménages avec enfants qui ont eu des revenus plus élevés que nous.

À la fin de 2014, j’estime que notre valeur nette était d’environ 140 000$; soit 70 000$ dans les REERs et 70 000$ dans l’équité de notre demeure. Je n’ai pas les chiffres exacts. En toute transparence, mes revenus de 2015 et 2016 ont triplés.

Nous aurons donc, en seulement 13 ans de carrière, tout en ayant un revenu inférieur à la médiane québécoise accumulé près de 150 milles dollars.

Et durant toutes ces années :

  • Nous avons pris 2 longs congés parentaux pour les enfants, totalisant 11 mois.
  • Nous avons voyagés deux fois outre-mer au coût de plus de 12000$
  • J’ai passé 8 mois à essayer de se lancer en affaire sans succès, j’ai eu des revenus de moins de 1000$ pendant cette période.
  • Nous avons toujours été en vacances une fois ou deux par année à des coûts minimums de 2000$ à chaque fois. Nous n’avons jamais été « cheap » pour les vacances.
  • Nous avons acheté une voiture neuve de plus de 25000$, à crédit.
  • Nous n’avons pas optimisé nos REERs et n’ai pas profité au maximum du bonus de mes employeurs.
  • J’ai investi dans des fonds mutuels « au hasard » sans trop savoir ce que je faisais et je me suis fait manger par des frais de gestion très élevés.
  • J’ai tout transféré mon argent dans des fonds d’actions risqués juste avant la crise financière, m’assurant ainsi de perdre le maximum de mon investissement !
  • Nous n’avons jamais fait notre épicerie avec des coupons. Nous avons toujours acheté ce qui nous tentait. Très rarement nous regardons les prix.
  • Nous n’avions jamais fait de budget, et nous n’en faisons toujours pas. Exception de l’année avant d’acheter la maison, afin de découvrir l’impact sur nos finances.

Si on additionne les revenus de notre famille, nous obtenons 684 000 dollars sur ces 13 ans. La médiane québécoise pour TOUS les ménages de 2 personnes ou plus est de 881 000 dollars. La médiane des couples avec enfants est de 1.1 million de dollar.

C’est donc dire qu’avec un revenu de 400 000$ plus bas que la médiane québécoise, sur 13 ans, nous avons réussi à épargner près de 150 milles dollars, et ce, sans plan, sans conseiller financier, sans comptable, sans diplôme économique, et sans investir à la bourse autrement que par mon employeur.

Nous avons eu quelques bonnes étoiles :

  • Nos frais de scolarité nous fussent payés.
    • Je compte rendre la pareille à mes enfants.
  • Nous avons évité la plupart des mauvaises dettes. Nous avons toujours fait nos paiements à temps, évitant ainsi les frais d’intérêts sataniques que les banques et émetteurs de cartes de crédit chargent.

La conclusion est simple, la moitié des ménages québécois est largement capable d’atteindre l’indépendance financière.  En fait, en tant que société, toutes les familles sont capables d’atteindre l’indépendance financière. Non seulement ça, en tant que société, nous pourrions donc viser de tous arrêter de travailler au maximum à 50 ans.

Nous avons fait un choix de prendre 65-67 ans comme année de retraite, et nous l’assumons tous politiquement. Mais est-ce vraiment un choix ? Pourquoi 65? Pourquoi pas 62? Pourquoi pas 77? Pourquoi pas 43?

C’est cette fatalité qu’il faut remettre en question. On ne se pose pas assez à la question. Ou bien, on se dit que c’est impossible, on n’a pas d’argent. Mais nous le faisons pas, nous visons de chèque de paie à chèque de paie. Quel terrible manque de vision et de perte de ressources.

Cela ne devrait même pas être un phénomène marginal. L’argent est là. Il s’agit juste de prendre en charge ses finances, de faire attention, de s’éduquer sur le sujet, et hop, vous êtes capables.

Dans la rue où j’habitais, une rue bien normale de gens à salaire moyen. Un VR était stationnée sur le tiers des terrains. La plupart des entrées avait 2 automobiles, en général, de moins de 3 ans. Notre voisin immédiat possédait 5 voitures. Je n’ai rien contre posséder un VR. C’est le fun d’avoir la liberté d’un motel mobile. Je n’ai rien contre posséder des voitures neuves; c’est le fun une voiture neuve; ça roule bien, ça se conduit bien, ça ne brise pas. Par contre, ces mêmes gens se plaignaient d’être « Taxé à 50% par le gouvernement » et « Je n’ai pas d’argent pour ma retraite », ou « Je ne peux pas prendre de vacances cette année ».

Ouf! Ce n’est pas que vous n’avez pas d’argent ou que vous êtes taxés à 50%. C’est que vous avez précisément choisi de mettre votre richesse dans des biens à court-terme et que vous vous êtes nuit à long terme. Vous avez fait des choix qui font que votre « vous présent » possède des biens matériels qui rendra votre « vous futur » plus pauvre.

Être riche, c’est d’investir dans votre vous future. Si vous perdez du poids maintenant, votre vous future vous remerciera. Si vous économisez maintenant et vous changer votre mindset, vous, et votre vous future, seront plus heureux.

Toute notre richesse est devant nous, à nous de la prendre, sans honte.

Bilan dépense mars 2017

C’est le début du printemps et l’épargne commence à dégeler! J’ai eu quelques dépenses imprévues dont mon dernier paiement d’impôt pour le gouvernement du Canada. J’ai donc épargné, mais j’aimerais épargner plus dans les prochains mois.

  • Revenu net: 11 460$ dont :
  • 11 378$ en salaire.
  • 82$ en cash-back et intérêt.

Je ne prends pas en compte mes revenus d’investissement. J’ai reçu 175$ de dividende que j’auto-réinvestis dans les fonds indiciels pour éviter le fisc. Pour bien faire, je devrais aussi calculer la plus-value obtenu par les modifications à la valeur des actions.

  • Dépense: 9470$
  • Épargne au 401(k): 1354$. Note. Mon employeur ajoute jusqu’à 50%, sur 3 ans, mais je ne le compte pas du tout.
  • Taux d’épargne: 26%

La répartition des dépenses:

Il évident que la majeure source de dépenses se trouve dans la catégorie “Maison”. Malheureusement, ces dépenses sont présentement peu compressible. Cela va avec le coût de la vie de la région. Par contre, il y a des optimisations à faire dans les autres catégories :

  • Nourriture : 704$
  • Enfants : 438$
  • Divers : 345$
  • Utilities : 310$
  • Restaurants : 277$
  • Cadeaux : 252$
  • Auto : 178$
  • Vêtements : 172$
  • Divertissement : 119$
  • Assurance : 45$

Nourriture : 704$ – Il s’agit tout simplement de l’épicerie pour une famille de 5. Le coût des aliments est élevés en Californie. Pour avoir une meilleure idée d’optimisation, il faudrait que je fasse le détail des aliments que j’achète. Je cherche un moyen de faire ça de façon automatique. Cela devrait être possible, puisque j’ai une carte de membre et que mon épicerie sait exactement ce que j’achète… mais cette information n’est pas rendu disponible. Sinon, l’autre option serait de numériser mes reçus et d’y ajouter un algorithme de reconnaissance des caractères afin d’auto-catégoriser… Wow, ça pourrait être vraiment intéressant en fait. J

Enfants : 438$ – Je catégorise ici les dépenses qui disparaitront quand les enfants ne seront plus à la maison. Cela comprend les jouets et les couches et tout dépense en relation avec l’école.

Divers : 345$ – Ah ha ! Walmart et Amazon. Plusieurs items qui servent, et qui des fois ne servent pas du tout. Il y a surement moyen de s’améliorer ici.

Utilities : 310$ – Il s’agit de l’électricité, du gas, de l’eau, de l’Internet et du cellulaire. Pour Internet, je suis au forfait le moins cher à 39.99$/mois. Les cellulaires nous coutent 45$ par mois. J’investigue présentement une solution moins cher avec Google Voice et certains opérateurs virtuels. Pour l’eau, il n’y a rien de magique, il s’agit de ne pas trop la gaspiller. Finalement, pour l’électricité, j’ai fait plusieurs optimisation au niveau des lumières et de certains appareils. La prochaine optimisation se trouve au niveau de l’isolation de la maison. C’est une vieille maison de 50 ans, donc la climisation n’est pas efficace du tout. L’autre optimisation se trouve sur l’installation de panneaux solaires. Je suis présentement en recherche pour trouver des bons prix qui permettent d’avoir un bon retour sur l’investissement.

Restaurants : 277$ – Rien à dire, c’est une dépense purement optionel que nous faisons. C’est donc à nous de décider si cela en vaut la peine ou non.

Cadeaux : 252$ – Encore une fois, une dépense totallement arbitraire.

Autos : 178$ – Renouvellement de license. Aucun frais d’essense pour ce mois !

Vêtements : 172$ – Nous achetons peu de vêtements, mais les enfants grandissent. On pourrait réduire ces dépenses en achetant dans des friperies.

Divertissements : 119$ – Une dépense aussi totalement arbitraire.

Assurances : 45$ – Pour deux autos ! C’est vraiment bas. J’ai transferé de mon assurance habituel (AllState) à Metromiles. Metromiles nous charge en fonction de la distance parcourru et d’un prix de base par mois. Pour réduire ce coût, je devrai vendre une de mes autos… et c’est peut-être ce que je ferai. À suivre !

Et voici notre graphique revenu vs dépense depuis le début de ces bilans !