Appels payants

J’ai effectué, il y a quelques jours, deux appels téléphoniques qui m’ont rapporté 1600$. Les deux appels ont été faits suite à 2 heures de travail environ. On parle donc d’un travail qui a rapporté 800$/heure nette, ou bien 1100$/heure avant taxes.

Comment ?

1er appel

Le paiement de mon hypothèque est dû à chaque début de mois : 1er janvier, 1er février, etc. Le mois dont le paiement est effectué compte pour l’accumulation des intérêts. Par exemple, si le paiement du 1er janvier est effectué en décembre, les intérêts seront comptabilités pour le mois de décembre plutôt que pour le mois de janvier. Les intérêts seront donc calculés en 2017 et non en 2018. Finalement, les intérêts sont déductibles aux États-Unis.

Paiement de 2900$, dont 1700$ d’intérêt. Suite à la déduction, je sauve 553$ au fédéral et 158$ en Californie. Total : 711$

Note : Cela ne revient pas au même que de perdre la déduction d’intérêts pour 2018. La réforme fiscale de Trump pour 2018 change la donne. Elle rend plus difficile la déductibilité en donnant une déduction standard de base plus élevée. Aussi, elle réduit le taux d’impôt, ce qui fait qu’une déduction en 2017 vaut plus qu’en 2018. Finalement, même si aucun de ces arguments étaient vrais, il est toujours préférable de rapporter un retour d’impôt le plus tôt possible.

2e appel

J’ai commencé le Churning de credit card. J’y suis allé avec la carte « Chase Ink Business Preferred ». Elle donne 3% sur certaines dépenses de « Business » tels que le téléphone, Internet, shipping. Mais aussi elle donne 80 000 points (qui valent 800$, ou 1000$ si dépensés en avions/hôtels). Il faut dépenser 5000$ sur les 3 prochains mois avec la carte pour obtenir le bonus. Je vais donc redistribuer certaines de mes dépenses sur cette carte. Finalement, je peux aussi faire du « Manufactured Spending » où tu achètes des cartes cadeaux avec la carte de crédit. Par exemple, je pourrais acheter pour 1000$ en carte cadeau d’Amazon ou 1000$ en carte cadeau d’épicerie.

Il y a un frais de 100$/année pour la carte, mais je downgraderai la carte l’année prochaine avant qu’elle ne renouvelle pour éviter un second frais annuel. Toutes les cartes Chase permettent de transférer les points entre elles.

Grand total des deux appels: 711$ + 1000$ – 100$ = 1611$. Pour obtenir 1611$ net, j’aurais besoin d’environ de 2200$ de revenu, soit 1100$/heure. Incroyable. J’aurais beaucoup de difficulté, à part d’être PDG d’une grande compagnie, à demander à des gens de mes payer 1100$/heure pour n’importe quelle de mes habilités. Quel est la valeur de votre temps?

Bonus de cartes de crédit

J’ai commencé le « credit card churning ». Aux USA, cela peut rapporter beaucoup d’argent. Chaque carte donne des bonus différents pour chaque catégorie. Aussi, les cartes donnent des bonus d’adhésition à condition d’y faire un minimum de dépense sur (souvent) 3 mois. J’ai commencé rapidement à m’y perdre et je me suis donc fait une petite cheat sheet pour m’y retrouver.

Pour chaque catégorie, je peux donc savoir quelle carte utilisée afin d’obtenir le maximum de bénéfice. Juste la semaine dernière, j’ai obtenu 3 nouvelles cartes. Je vais y aller au maximum en 2018..

Les cartes Chase sont intéressantes car elles permettent de transférer les points entre elles et donnent un bonus supplémentaire de 25% lorsque les points sont utilisés pour les avions et hôtels.

Bien sûr, tout est automatisé et je n’augmente pas mes dépenses mensuelles.

Mes ressources principales aux USA sont:

Il existe les équivalents au Canada:

Bon churning à tous !

 

Se faire payer 1000$/heure

J’étais pas mal occupé ces derniers temps à me faire payer 1000$/heure pour mon travail. En plus c’est de l’argent non taxable, un vrai bon deal.

Tu vends de la drogue ?

Non.

Tu fais de la fraude fiscale ? 

Non.

Ben quoi alors ???

J’ai refinancé mon hypothèque.

Hein ? 1000$/heure ?

J’avais une maison hypothéquée à près de 620 000$ avec un taux de 4.25% et aussi une marge de crédit de 95 000$ à 6.25%.*

J’ai fait du magasinage d’hypothèque. J’ai reçu à trouver un deal sur 3 ans à 2.875% à force de comparer.

J’ai fait le calcul de l’économie d’intérêt sur 36 mois en prenant en compte les frais de clôture (1700$) et le différentiel d’intérêt : 20 000$

Ah oui, j’ai aussi loupé un appel pour geler le taux d’intérêt car il était à 2.75% initialement. J’ai raté l’appel du banquier, le taux est monté à 2.875% et je l’ai barré. J’ai fait le calcul : 2000$ d’intérêt supplémentaire sur 3 ans. C’est donc 2000$ que j’ai perdus en rentant un simple appel téléphonique. C’est fou quand on pense au coût d’opportunité de nos actions.

J’estime que la famille a travaillé 20 heures sur ce refinancement :

  • 10 heures à faire des recherches, comparatifs et communications.
  • 5 heures à faire du ménage pour rendre la maison belle pour l’évaluateur.
  • 5 heures à remplir des documents officiels.

Total : 20 heures.

Voilà. Mieux que n’importe quelle augmentation de salaire. Payé 1000$/heure.

*: Sur la côte ouest, Los Angeles, San Francisco, Seattle, Vancouver, les maisons coûtent une fortune. Elles ne sont pas nécessairement plus grosses. Location, location, location.

Retirer son REER, avec un minimum d’impôt

Retirer son REER, avec un minimum d’impôt. C’est possible, lorsque l’on n’est plus résident aux fins de l’impôt du Canada.

Voici comment la magie s’opère :

  1. Vous cotiser à votre REER alors que vous habitiez au Canada/Québec.

Ce faisant, vous évitez de payer de l’impôt de 15%, 20.5%, 26%, 29% et même 33% pour le Canada.

Vous évitez de payer de l’impôt au Québec de l’ordre de 16%, 20%, 24%, 25.75%.

L’idée du REER, est de payer l’impôt plus tard, au moment du retrait. La stratégie est d’espérer payer moins d’impôt qu’au départ. Vous profitez aussi de la croissance non imposable.

Combiné, votre épargne d’impôt initial va donc de 31% à 58.75%.

  1. Vous retirez votre REER aux États-Unis ou dans un autre pays que le Canada. Le Canada vous charge seulement 25% d’impôt sur le montant.

Le Canada impose 25% aux non-résidents, peu importe le montant retiré. Qu’il soit de 1$ ou de 1 million.

Votre économie : de 6% à 33.75% de réduction de votre taux d’impôt original.

Revenu Imposable Taux original Taux réduit Différence
0 à 42 390$ 31% 25% 6%
42 390$ à 45916$ 35% 25% 10%
45 916$ à 84 780$ 40.5% 25% 15.5%
84780$ à 91 831$ 44.5% 25% 19.5%
91 831$ à 103 150$ 50% 25% 25%
103 150$ à 142 353$ 51.75% 25% 26.75%
142 353$ à 202 800$ 54.75% 25% 29.25%
202800$ et plus 58.75% 25% 33.75%

J’ai obtenu ces paliers à partir des taux d’impôts de l’Agence du Revenu et de Revenu Québec.

Ça, c’est la méthode facile. Il y a moyen de faire mieux.

  1. Vous convertissez votre REER en FEER. Vous retirez 10% de la valeur de votre FEER à chaque année. Le Canada vous charge alors seulement 15% d’impôt sur les retraits.

Le Canada limite l’imposition d’un FEER pour les non-résidents à 15%, en autant que vous ne retirez au maximum 10% de la somme.

Votre économie : de 16% à 43.75% de réduction de votre impôt original !

Revenu Imposable Taux Original Taux réduit Différence
0 à 42 390$ 31% 15% 16%
42 390$ à 45916$ 35% 15% 20%
45 916$ à 84 780$ 40.5% 15% 25.5%
84780$ à 91 831$ 44.5% 15% 29.5%
91 831$ à 103 150$ 50% 15% 35%
103 150$ à 142 353$ 51.75% 15% 36.75%
142 353$ à 202 800$ 54.75% 15% 39.25%
202800$ et plus 58.75% 15% 43.75%

Mais ce n’est pas tout.

L’IRS (Internal Revenu Service), l’équivalent de Revenu Canada, veut sa part également. Donc, bye bye les économies ? Pas vraiment !

Du point de vue de l’IRS, le REER est un compte d’épargne. Les gains seront donc taxés comme de l’intérêt… sauf que les gains peuvent être reportés jusqu’au temps du retrait. Lorsqu’on parle de gain, on parle alors du gain par rapport « cost-basis » du REER et non de la valeur du REER elle-même. Pour l’IRS, le gain correspond à la différence de valeur de notre REER au moment du retrait par rapport à la valeur de votre REER au moment que vous êtes devenu résident fiscal américain.

Un exemple permet de mieux comprendre. Si votre REER vaut 1000$ au moment de traverser la frontière, et que vous le retirer aux États-Unis alors qu’il vaut encore 1000$, voici ce qui se passera :

  • Le Canada vous prend 25%, soit 250$.
  • L’IRS vous taxe sur le gain. Le gain est de 1000$ – 1000$ = 0$. Aucun impôt à payer.

Jusqu’à présent, aucun changement.

Mais vous avez aussi droit à des « Foreign Tax Credits », c’est-à-dire que le 250$ d’impôt du Canada peut s’appliquer sur les « Foreign Income » de l’IRS. Ces crédits ne sont applicables que sur l’impôt que l’IRS vous impose sur les revenus étrangers. Si vous n’avez pas de revenu étranger, vous ne pouvez pas utiliser vos crédits. Vous pouvez par contre les utilisez pour une année des 10 années futures. Cela est utile si vous avez des investissements au Canada ou si vous continuer à recevoir un salaire à partir du Canada.

Par contre, l’IRS vous offre aussi le choix d’utiliser une déduction plutôt que le crédit. Ce qui ne semble pas avantageux… sauf que vous pouvez appliquer cette déduction sur vos revenus américains !

Les taux aux États-Unis sont de 10%, 15%, 25%, 28%, 33%, 35%, 39.6%.

Admettons que vous êtes dans la fourchette du 28%.

Vous pouvez convertir vos taxes canadiennes de 250$ en déduction américaines de 250$ sur votre revenu américain, ce qui vous donnera alors 70$ (équivalent USD) de retour d’impôt par l’IRS. Au total, vous obtenez donc un additionnel retour d’impôt de 28% * 25% = 7%.

Donc reprenons avec un exemple.

Disons quelqu’un qui gagne 100 000$ au Canada pendant 10 ans et qui contribue à raison de 10 000$ par année dans son REER. Ignorons les gains et regardons seulement ce qui se passe avec l’impôt.

  • Chaque 10000$ de REER lui permet de sauver 26%, soit 2600$ au Canada.
  • Chaque 10000$ de REER lui permet de sauver 24%, soit 2400$ au Québec.

Il s’en va aux États-Unis et converti son REER en FEER. Il gagne un salaire aux États-Unis équivalent à 100 000 canadien.

Pendant 10 ans, il retire son REER aux États-Unis, à raison de 10000$ par année. Il est alors imposé à 15%. Il se sert de ce 15% pour réclamer une déduction de 28% * 15% = 4.2% sur ces impôts américains.

Donc, sur ces 100 000$, il aura alors payé seulement 15%-4.2% = 10.8% d’impôt. Soit, 15% au Canada, 0% au Québec et -4.2% à l’IRS. Son taux d’imposition marginal sur ce 100 000$ est donc de 10.8%.

Au total, il aura donc sauvé 50000$ d’impôt au Canada/Québec et n’aura payé que 10800$. Une économie de 39200$!

Cela n’est même pas un stratagème compliqué. Aucune création d’entité externe, de trucs à la Double Sandwich Irlandais avec sauce aux Bahamas. Simplement un citoyen qui décide d’aller travailler dans un autre pays qui n’est même pas un paradis fiscal.

Le taux est de 15% pour le FERR et 25% pour le REER, peu importe le montant. Bien sûr, dans un cas normal, le FERR prendra de la valeur, et il faudra alors déclarer ces gains à l’IRS, mais ils seront en général très petits, et les crédits d’impôts sont toujours utilisables. Dans le pire des cas, l’impôt à payer sera donc au maximum de 15%. En général, le taux aux États-Unis est plus bas que celui du Canada, et donc l’impôt sera donc limité à 15%.

Voici la table avec la déduction:

Revenu Imposable Taux Original Taux réduit Déduction IRS de 28% Taux final Différence
0 à 42 390$ 31% 15% -4.2% 10.8% 20.2%
42 390$ à 45916$ 35% 15% -4.2% 10.8% 24.2%
45 916$ à 84 780$ 40.5% 15% -4.2% 10.8% 29.7%
84780$ à 91 831$ 44.5% 15% -4.2% 10.8% 33.7%
91 831$ à 103 150$ 50% 15% -4.2% 10.8% 39.2%
103 150$ à 142 353$ 51.75% 15% -4.2% 10.8% 40.95%
142 353$ à 202 800$ 54.75% 15% -4.2% 10.8% 43.45%
202800$ et plus 58.75% 15% -4.2% 10.8% 47.95%

 

Regardez bien la table. Le taux final est plus petit que n’importe lequel des paliers! On parle de 10.8% d’impôt plutôt que du 31 à 58.75% normalement prévu pour un résident Québécois. Et ce taux, il est obtenu même si tu gagnes 100-200K par année!

Dans mon cas, je n’ai pas été brillant et je n’étais pas au courant de ces différentes méthodes. J’ai payé le taux réduit de 25%, et j’ai été incapable d’obtenir le maximum de déduction car j’ai été frappé par l’AMT (Alternate Minimum Tax) aux États-Unis. Si c’était à refaire, je convertirais mon REER en FEER et j’aurais alors profité du super taux de 10.8% en amortissant mes déductions sur plusieurs années.

 

La dépense folle de l’automobile

car falling off cliff sign

Quel est votre plus grosse dépense ? Je vais vous le dire. Non, ce n’est pas l’impôt. C’est quelque chose de beaucoup plus pernicieux. C’est la voiture bordel ! Quand j’habitais au Québec, je pouvais voir toutes ces autos que les gens achètent. C’est du gros n’importe quoi :

  • 2, 3, voir 4 voitures pour un couple.
  • Des VRs.
  • Des SUVs pour la ville.
  • Des voitures neuves.

Parlant de voiture neuve, une voiture neuve, t’as seulement le droit de t’acheter ça quand tu es millionnaire. Cela n’a aucun sens. J’ai moi-même fait la gaffe, j’ai acheté une voiture neuve lors de mon premier emploi stable à temps plein. Un beau 25000$ parti en fumée. La voiture était belle, en effet. Au moins, je conduis toujours cette même voiture (elle aurait bientôt 10 ans!) et je ne vois pas pourquoi je voudrais la changer, elle n’a aucune rouille et fonctionne encore très bien. Elle est aussi confortable qu’avant. Et, pourquoi la changer ? Je connais toute son historique et elle vaut maintenant ~2000$.

Après 2 ans, ta voiture neuve est aussi bonne que les autres voitures, mais elle a déjà perdu presque 40% de sa valeur. Les gens financent leur voiture sur 5, voir 7 ans et les change aux 3 ans. Pelletant ainsi un prêt sur un autre prêt. Une voiture, c’est un gouffre financier incroyable. Voici tout ce que vous payez :

  • Financement
    • Ben non, j’ai du 0%.
    • FAUX ! Le financement est inclut dans le prix. Si t’achète comptant, t’as un rabais. Souvent tu paies jusqu’à 7% d’intérêt caché.
  • La dépréciation :
    • Une taxe de 30% pour avoir le privilège de sortir avec une voiture neuve du concessionnaire et recevoir des félicitations de tes proches.
  • Les assurances :
    • Tu dois prendre la pleine protection parce que ta voiture est financée. Ce qui te coûte entre 50$ et 300$ par mois dépendamment de ton âge et de ton expérience.
  • La maintenance :
    • Ben oui, parce que c’est plein de pièces sales, des changements d’huile et autre niaiseries à ajuster.
  • L’essence :
    • Ça ne se conduit pas gratuitement.
  • L’immatriculation
    • Ça revient à chaque année !
  • Le permis
    • Tu n’as pas le droit de conduire sans ça!

Selon le CAA, l’automobile est notre deuxième poste de dépense. La voiture représente environ 9500$ de dépense par année, c’est plus que l’épicerie, qui est de 5400$. Le revenu familial médian au Québec est de : 70 480$. Les charges d’impôts sont de 3664.82$. La famille moyenne avec deux autos est donc :

Revenu familial après impôt : 63 150$.
19000$ sert pour la voiture, soit 30%

30% de son salaire net pour le transport. Voilà l’énorme coût social. Le calcul de richesse. Peut-on faire mieux ?

Je ne dis pas qu’il ne faut se débarrasser complètement des voitures. Je crois que c’est difficile dans notre monde actuel (quoi que, si tu habites en ville, pas besoin de voiture). Mais plutôt qu’il faut penser à optimiser :

  • Acheter usagé.
  • Privilégier le co-voiturage.
  • Faire du vélo.

De toute ma vie, j’ai toujours pris le transport en commun lorsque possible. Les économies sont géniales et il y a des déductions d’impôts. Vous n’avez pas à stresser pendant la conduite, pas besoin de dégivrer l’auto, vérifier la pression des pneus, la laver. Tout est built-in.

Vous ne pouvez pas prendre le transport en commun ? Il faut peut-être penser à déménager à un endroit qui est plus accessible.

Votre ville n’a pas un bon système de transport ? Faites des pressions.

Les désavantages sont évidents par contre :

  • Si vous avez un horaire atypique, il est difficile de concilier. Mais, pensez à changer d’horaire ?
  • Ils sont parfois bondés.
  • Difficile de prévoir les temps s’ils ne sont pas automatisés (GPS, horaire dynamique, etc.)

Dans mon cas, je prends le train pour me rendre au travail. Le hic, c’est que la station se trouve à 3km de la maison, je prenais donc l’auto pour me rendre à la station. Une petite conduite de 7 minutes chaque matin et soir.

Sauf que …

  • Le stationnement était parfois plein !
    • Ce qui m’obligeait à me stationner dans une rue assez loin et ensuite marcher 10 minutes supplémentaire.
  • Je devais me lever très tôt !
    • Sinon pas de place.
  • Et puis, le stationnement me revenait à 3$/jour, ce qui donne quand même 720$/année.
  • En plus des couts d’essence, que j’ai calculé à environ 20$/mois.
    • Une voiture n’est seulement efficace que sur la grande route.
  • Pour un total d’environ 1000$/année.

La solution est simple, y aller en vélo ! Il y a de belles pistes cyclables pour s’y rendre. Ça tombe bien, je ne suis plus en forme et j’ai du poids à perdre. J’ai donc passé une petite annonce dans la communauté locale, une gentille dame m’a donné son vélo. Oui, donné. J’ai ensuite commandé un casque et des lumières pour la sécurité et visibilité (30$). J’ai fait réparer le vélo au magasin du coin (30$). Total, 60$, soit un plein d’essence pour un VUS.

Cela fait maintenant 2 mois que je me rends au train en vélo. C’est très plaisant. Cela met en forme également – un autre sujet.

Je sauve stresse, assurance, accident potentiel, vol potentiel, problèmes mécaniques, horaire fixe et je gagne gratuitement 2 heures d’exercice gratuit par semaine, même pas besoin d’aller au gym! – J’ai un gym portatif sans coût d’abonnement.

En prenant le calculateur d’économies, nous arrivons à ce montant sur 10 ans :

1000$/année = 83$/mois à 280*83$ = 23 240$.

Nous allons améliorer cette formule. Puisque cela nous donne 23 240$ sur 10 ans, et que je veux prendre ma retraite dans 10 ans, combien d’argent cela me donnera-t-il en suivant la règle du 4% ?

Il s’agit de : 23240 * 4% = 929$/année. Autrement dit, le fait d’avoir abandonné mon auto pour rendre à la station de train rajoute un revenu de 929$ pour mes vieux jours, et ce montant peut suivre l’inflation. En dollar constant de l’année de la retraite, et ce pour les 40 prochaines années, on parle de 37 160$ qui pourra être obtenu par ce changement.

Bonus : J’ai perdu 30 livres et je me suis jamais senti autant en forme !

Pour la famille québécoise moyenne, l’abandon de l’automobile donne à chaque famille 17 670$ de revenu pour la retraite. Elle réduit aussi les dépenses de 19 000$ par année, dépense qui ne sera plus nécessaire à la retraite. Autrement dit, la famille moyenne québécoise serait plus riche de 36 670$/année à la retraite si notre société trouvait un moyen alternatif à l’automobile. Oui. Presque 37 000$ par année. Wow. Le revenu médian à la retraite n’est même pas de 35000$.

Le Québec a importé près de 130 millions de barils de pétrole en 2012. Avec 100$ par baril, cela donne 13 milliards, soit 1625$ que chaque Québécois envoit directement à l’étranger et qui ne participe aucune à notre économie. Pour une famille comme la mienne, ma part a donc été de 8125$.

P.S : Nous n’avons même pas abordé les coûts en impôts du ministère des transports, provincial et transferts fédéraux, et des différentes infrastructures et coûts sociaux (accidents, policiers, sécurités, morts, traffic, pollution, déneigement par les villes, etc.). Nos dépenses automobiles sont un vrai gouffre qui empoisonne nos finances et notre environnement.